Repenser la réforme, réformer la pensée — Edgar Morin
Reprenant la formule de Montaigne, Edgar Morin oppose la tête « bien pleine » — qui accumule des savoirs cloisonnés — à la tête « bien faite », apte à poser et traiter les problèmes, à relier les connaissances entre elles.
Morin critique un découpage du savoir en disciplines étanches qui rend incapable de penser le complexe, le global, le contextuel. Il défend une réforme de la pensée : apprendre à apprendre, cultiver l'aptitude à organiser les connaissances.
Court et dense, l'essai est un plaidoyer pour une intelligence générale, curieuse et reliante — exactement ce qu'on demande à un bon ingénieur-conseil.
C'est de ce livre, et de Montaigne, que vient le nom même de notre démarche : « Les Têtes Bien Faites ». À l'ère de l'IA, savoir relier compte plus que savoir empiler.